En Corse, l’addition ne s’arrêterait pas toujours au montant affiché. Selon une étude publiée le 20 octobre 2026 par la société de paiement Sunday, une transaction sur deux enregistrée dans les restaurants corses de son échantillon comprend un pourboire. L’île arrive ainsi en tête des régions comparées.
Un pourboire dans 50 % des transactions étudiées
Le résultat est spectaculaire : 50 % des transactions analysées en Corse comprennent un pourboire. Le Grand Est suit avec 36,5 %, puis la Bretagne avec 34,6 % et le Centre-Val de Loire avec 34,3 %. En Occitanie, la proportion n’est que de 24,9 %.
Attention à ne pas généraliser trop vite : l’étude s’appuie sur les données de 3 000 restaurants partenaires de Sunday, un prestataire de paiement. Elle ne représente donc pas nécessairement tous les restaurants ni tous les consommateurs de Corse. Elle mesure la fréquence des pourboires dans les transactions observées, pas leur montant moyen.
Les clients corses apprécient aussi leur expérience
Les établissements de l’échantillon corse obtiennent les meilleures évaluations régionales pour plusieurs critères : 4,56 sur 5 pour l’ambiance, 4,53 pour la cuisine, 4,53 pour le service et 4,34 pour le rapport qualité-prix.
Autre résultat : parmi les avis Google pris en compte dans l’analyse, 50,2 % de ceux associés à la Corse attribuent cinq étoiles. Ce chiffre doit lui aussi être lu dans le cadre de la méthodologie de Sunday.
Une addition plutôt élevée, mais on prend son temps
Le panier moyen relevé en Corse atteint 27,62 euros par personne, derrière l’Île-de-France (27,80 euros) et la Nouvelle-Aquitaine (27,71 euros). Quant au temps passé à table, il atteint 72,2 minutes en moyenne sur l’île, presque autant qu’en Occitanie, à 72,3 minutes.
Ces chiffres dessinent le portrait d’une expérience au restaurant où l’on s’attarde volontiers et où le service est souvent récompensé dans les transactions étudiées. Ils ne disent cependant rien des habitudes de chaque individu.
Et vous, vous laissez un pourboire ?
La tradition du pourboire dépend des habitudes, du service reçu et du budget de chacun. En France, il reste facultatif. En Corse, cette étude offre surtout un excellent prétexte pour lancer le débat : faut-il laisser quelques euros après un bon repas, ou le prix de l’addition suffit-il ?
