Avant les SMS, les bipeurs : vous souvenez-vous des Tatoo, Tam-Tam et Kobby ?

Publié le 24 octobre 2026 à 19:30 par MC

Un petit boîtier accroché à la ceinture, un bip dans la poche et soudain une question : qui essaie de nous joindre ? Bien avant les conversations WhatsApp et les SMS illimités, les années 1990 ont connu une autre petite révolution : les bipeurs, également appelés pagers.

Un message, mais pas de réponse immédiate

Ces appareils recevaient des messages transmis par un réseau de radiomessagerie. Selon le modèle, on lisait un numéro à rappeler ou un court texte. Impossible, en général, de répondre directement : il fallait retrouver un téléphone fixe ou une cabine téléphonique. Pour envoyer un message, on pouvait appeler un service téléphonique, parfois dicter le texte à une opératrice, ou utiliser un Minitel et même certains ordinateurs. Chaque envoi était facturé.

Kobby ouvre la voie en 1994

En septembre 1994, Infomobile, lié au groupe Bouygues, lance Kobby sur le marché français. Il existe des modèles numériques et alphanumériques. En avril 1995, un récepteur Kobby est proposé à l’achat autour de 1 719 francs, ou en location, avec un abonnement selon l’offre. Le service peut aussi signaler la présence d’un message vocal.

Tam-Tam arrive en mars 1995

Le concurrent Tam-Tam se distingue par la réception de courts messages écrits et une formule sans abonnement pour le grand public. À son lancement, l’appareil coûte environ 1 290 francs et les communications sont payantes. Son prix baisse ensuite fortement : à la fin de 1996, on le trouve à partir de 690 francs.

Tatoo, le roi des messages codés

En septembre 1995, France Télécom lance Tatoo. Plus simple, il affiche essentiellement des numéros et des combinaisons de chiffres. Mais cette limite devient presque un jeu : les adolescents inventent leurs propres codes pour se comprendre. Couleurs, coques personnalisables et publicité tournée vers les bandes d’amis en font un véritable accessoire de mode.

Une folie chez les jeunes

En 1996, les bipeurs se vendent par centaines de milliers. Une étude consacrée à la diffusion du téléphone mobile rapporte qu’en mars 1997, deux tiers des 1,2 million d’utilisateurs de pagers ont entre 15 et 20 ans. Pour beaucoup, posséder un bipeur signifie être joignable sans dépendre du téléphone familial.

Pourquoi ont-ils disparu des poches ?

À mesure que les téléphones mobiles deviennent plus accessibles, leur avantage est évident : recevoir un message, mais aussi appeler et répondre. Les bipeurs perdent leur place dans la vie quotidienne, même si la radiomessagerie continue de rendre des services dans certains métiers.

Et vous, vous étiez plutôt Tatoo, Tam-Tam ou Kobby ? Vous en avez gardé un dans un tiroir ? Racontez-nous vos souvenirs !

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