Le tribunal correctionnel de Bastia a rendu son jugement vendredi 23 octobre 2026 dans l’affaire opposant Antoine Guerrini, premier adjoint au maire de L’Île-Rousse, à Marie-Josèphe Capinielli, élue municipale d’opposition. L’adjoint a été condamné à 1 500 euros d’amende pour des violences. Le tribunal a également accordé à la partie civile un euro symbolique de dommages et intérêts.
Une altercation remontant à août 2025
Les faits examinés remontent au 30 août 2025. Une altercation avait opposé les deux élus dans un contexte de tensions mêlant, selon les débats rapportés, différends personnels et relations politiques. La plaignante avait présenté un certificat médical faisant état de cinq jours d’incapacité totale de travail. La procédure a conduit à plusieurs audiences avant le délibéré de ce vendredi.
Pourquoi les faits ont-ils été requalifiés ?
L’enjeu du dossier ne se limitait pas à l’existence de violences : leur qualification juridique était aussi discutée. Initialement poursuivi pour des violences sur une personne chargée d’une mission de service public, Antoine Guerrini a finalement été condamné pour des faits requalifiés en contravention. Les juges n’ont pas retenu la circonstance aggravante liée au mandat de la victime. La procureure avait requis dix mois d’emprisonnement avec sursis ; le jugement prononcé est donc sensiblement différent des réquisitions.
Deux lectures d’une même décision
La défense d’Antoine Guerrini a accueilli favorablement cette requalification, soulignant que le tribunal n’avait pas retenu une agression motivée par la seule fonction politique de la plaignante. Marie-Josèphe Capinielli s’est également déclarée satisfaite de la reconnaissance judiciaire des violences qu’elle dénonçait. La défense a indiqué ne pas souhaiter faire appel ; le parquet dispose de ses propres voies de recours. Ce jugement rappelle qu’une condamnation et la qualification exacte des faits doivent être rapportées ensemble, sans confondre les réquisitions avec la peine finalement prononcée.
