Le tribunal correctionnel de Marseille examine depuis le 21 octobre une affaire financière internationale aux ramifications multiples. Parmi les prévenus figure le promoteur immobilier corse Jean-Noël Marcellesi, qui conteste les faits reprochés.
Une affaire autour de 20,9 millions d’euros
Le dossier porte notamment sur un virement de 20,9 millions d’euros effectué en décembre 2007 par une société liée à l’homme d’affaires Vitaly Malkin. Cette somme était présentée comme une provision liée à un projet d’hôtellerie de luxe dans la région de Bonifacio, projet qui n’a finalement pas abouti.
Selon l’accusation, les fonds n’auraient pas servi à l’acquisition de terrains en Corse mais auraient transité par plusieurs établissements et territoires financiers, notamment la Suisse, Saint-Marin et les Bahamas. Les prévenus contestent cette interprétation.
Des accusations contestées
Le procès porte notamment sur des soupçons d’abus de confiance et de blanchiment aggravé ou en bande organisée selon les prévenus. Des établissements bancaires, dont Edmond de Rothschild et la Banca Sammarinese di Investimento, sont également concernés par la procédure.
Jean-Noël Marcellesi et son conseil soutiennent que les mouvements de fonds correspondaient à des commissions et à des opérations réalisées avec l’accord de l’homme d’affaires. Sa défense conteste les accusations et la compétence de la juridiction française a été soulevée au début des débats.
Un procès aux dimensions internationales
Le tribunal doit retracer une succession de transferts financiers intervenus entre plusieurs pays et examiner les responsabilités individuelles. Les audiences sont prévues jusqu’au 30 octobre.
À ce stade, les faits sont examinés par la justice : les personnes et sociétés poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision définitive n’établit leur culpabilité.
