La diplomatie retrouve une place dans le conflit ukrainien. Mercredi 21 octobre, l’Ukraine et la Russie ont chacune exprimé leur disposition à reprendre des négociations tripartites avec les États-Unis, après de nouveaux échanges entre responsables américains et russes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué être favorable à une réunion des équipes concernées. Du côté russe, le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov a évoqué une reprise possible à la mi-novembre. Kiev a pour sa part mentionné une échéance plus proche, au début du mois suivant.
Ces déclarations ne constituent pas encore une convocation commune ni un accord sur les conditions des pourparlers. Le calendrier, les participants et l’ordre du jour doivent encore être précisés.
Le 21 octobre, l’émissaire américain Steve Witkoff a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Il a qualifié les échanges de constructifs tout en reconnaissant qu’un travail important restait à accomplir pour parvenir à un accord.
Le Kremlin a parallèlement critiqué les propositions avancées par Kiev et ses partenaires européens. Les divergences sur les modalités d’une éventuelle paix restent donc considérables.
Le contexte militaire n’a pas disparu : des attaques continuent de toucher des villes ukrainiennes. Il serait donc trompeur de confondre ouverture diplomatique et cessez-le-feu.
La question décisive des prochaines semaines sera de savoir si les intentions exprimées débouchent sur une réunion formelle et sur des engagements concrets. À ce stade, la reprise des discussions demeure une perspective, non un règlement du conflit.
