La France se prépare à une nouvelle journée de mobilisation sociale le jeudi 5 novembre 2026. Après les manifestations du 17 octobre et une rencontre à Matignon jugée insuffisante par plusieurs syndicats, la CGT appelle à généraliser la grève. Salaires, coût de la vie, services publics et avenir de la jeunesse sont au cœur des revendications.
Une mobilisation nationale confirmée
Le mercredi 21 octobre, plusieurs organisations syndicales ont été reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Cette réunion intervenait dans un climat social tendu, après les manifestations du 17 octobre marquées par des violences et des dégradations. À l’issue des échanges, la CGT a estimé que le gouvernement n’avait apporté aucune réponse concrète aux urgences sociales.
La centrale syndicale appelle désormais les salariés à organiser des assemblées générales sur leurs lieux de travail pour décider des modalités de la grève du 5 novembre. Cette date correspond à une journée de mobilisation et de manifestations prévue par une intersyndicale réunissant notamment la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU. L’ampleur effective de la participation reste toutefois à déterminer.
Salaires, pouvoir d’achat et services publics
Les syndicats dénoncent l’écart entre la hausse des dépenses quotidiennes et l’évolution des rémunérations. Parmi leurs demandes figurent des négociations salariales, la revalorisation du Smic, des pensions et du point d’indice des fonctionnaires, ainsi qu’une meilleure protection des prestations sociales.
Ils réclament également des moyens supplémentaires pour les hôpitaux, l’éducation et les autres services publics. Les projets de budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027 cristallisent les critiques, notamment sur les choix de financement et les économies envisagées. Les organisations syndicales défendent aussi une politique industrielle et des mesures de justice fiscale.
La jeunesse au centre du mouvement
Les revendications des lycéens et des étudiants occupent une place importante dans cette séquence sociale. Les syndicats demandent que leurs représentants soient entendus et que des réponses soient apportées aux difficultés rencontrées dans l’enseignement et l’orientation. L’absence des organisations lycéennes à la réunion de Matignon a été critiquée par plusieurs responsables syndicaux.
Le gouvernement met pour sa part l’accent sur la nécessité de garantir le droit de manifester tout en prévenant les violences. La CGT condamne les dégradations et appelle à des manifestations pacifiques, tout en contestant la réponse apportée aux revendications sociales.
Transports, écoles, services publics : quelles perturbations ?
L’appel concerne potentiellement les salariés du secteur privé comme du secteur public. Des perturbations sont donc possibles dans les transports, l’éducation, l’administration ou certains services, mais il est trop tôt pour annoncer des annulations de trains, de vols ou des fermetures d’établissements. Elles dépendront des préavis applicables et de la mobilisation réelle dans chaque profession.
En Corse, les conséquences sur les liaisons aériennes et maritimes, les écoles et les services publics devront être vérifiées auprès des opérateurs et des organisations locales. À ce stade, aucun niveau précis de perturbation dans l’île ne peut être confirmé.
Une date décisive pour le dialogue social
D’ici au 5 novembre, les discussions entre syndicats, employeurs et gouvernement pourraient encore évoluer. La CFDT réclame notamment des réponses sociales avant cette échéance, tandis que la CGT entend renforcer le rapport de force. La participation aux assemblées générales et les annonces des différentes fédérations permettront de mieux mesurer l’étendue du mouvement.
Pour les habitants de Corse, le réflexe sera de vérifier les informations de circulation et les annonces des transporteurs à l’approche du 5 novembre. Corsactu suivra les conséquences concrètes de cette mobilisation sur l’île.
