Après un été marqué par la sécheresse et les fortes chaleurs, les éleveurs corses doivent affronter les conséquences des intempéries du 20 octobre 2026. L’Interprofession laitière ovine et caprine de Corse (ILOCC) alerte ce samedi sur une situation qui menace l’équilibre économique de nombreuses exploitations.
Des réserves de fourrage durement touchées
Dans les secteurs sinistrés, notamment en Plaine orientale, l’eau a envahi des prairies et endommagé des stocks de foin. Des clôtures ont été arrachées et certains terrains dégradés. Pour les éleveurs, les conséquences ne s’arrêtent pas au nettoyage : il faut nourrir les animaux, sécuriser les parcelles et préparer les prochaines récoltes.
Ces pertes interviennent alors que la sécheresse estivale avait déjà pesé sur les réserves de nourriture. Le remplacement du fourrage représente une dépense supplémentaire, au moment où les trésoreries sont fragilisées.
Des effets possibles sur les mois à venir
Au-delà des dégâts immédiatement visibles, les professionnels redoutent des problèmes sanitaires pour les troupeaux et des difficultés de remise en état des sols. Les prochaines coupes de fourrage pourraient être perturbées sur certaines parcelles. L’étendue définitive des dommages reste à établir.
Des mesures d’urgence réclamées
L’ILOCC demande à l’État et à la Collectivité de Corse une réponse rapide : soutien aux pertes agricoles, aide à l’alimentation des animaux et accompagnement pour remettre les exploitations en état. Elle souhaite aussi une reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle dans les communes concernées et l’activation des dispositifs agricoles appropriés lorsque les conditions sont réunies.
Pour la filière ovine et caprine, l’enjeu dépasse les seules réparations matérielles. Il concerne la capacité des fermes à poursuivre leur activité et à maintenir une production locale dans les mois à venir.
