Abattoir de Porto-Vecchio : l’État dans le viseur de la justice pour des contrôles défaillants

Publié le 14 octobre 2026 à 11:11 par MC

Abattoir de Porto-Vecchio : l’État dans le viseur de la justice

L’affaire de l’abattoir de Porto-Vecchio connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Mardi 13 octobre 2026, le tribunal administratif de Bastia a examiné deux recours de l’association L214. Au cœur des débats : les contrôles vétérinaires et la responsabilité de l’État.

Et cette fois, ce ne sont pas seulement les pratiques de l’établissement qui sont examinées. C’est aussi le travail des services chargés de les surveiller.

Des contrôles vétérinaires remis en question

L’affaire avait éclaté durant l’été 2025, après la diffusion de vidéos tournées à l’intérieur de l’abattoir.

L’association L214 dénonçait alors de graves manquements aux règles de protection animale.

La préfecture de Corse-du-Sud avait contesté l’interprétation de ces images. Elle avait notamment défendu les contrôles réalisés par ses services.

L’activité de l’abattoir avait finalement été suspendue par décision préfectorale.

Plusieurs années sans comptes rendus produits

Lors de l’audience du 13 octobre, le rapporteur public s’est intéressé au suivi des contrôles vétérinaires.

Selon les éléments présentés, aucun compte rendu de contrôle n’a été produit pour les années 2020, 2021 et 2022.

Un contrôle de conformité est mentionné en 2023, mais aucun en 2024.

En juin 2025, une nouvelle inspection aurait relevé d’importantes non-conformités concernant l’abattage rituel.

Pour le rapporteur public, ces insuffisances pourraient constituer une faute engageant la responsabilité de l’État.

Une indemnisation de 4 000 euros proposée

L’association L214 réclamait 30 000 euros d’indemnisation.

Le rapporteur public propose finalement de lui accorder 4 000 euros pour préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.

Il considère que les défaillances des services de contrôle ont pu porter atteinte aux intérêts défendus par l’association.

Il ne s’agit toutefois que de conclusions présentées au tribunal.

Aucune condamnation de l’État n’a encore été prononcée dans cette procédure.

Le tribunal doit maintenant trancher

La décision a été mise en délibéré.

Les juges devront déterminer si les manquements relevés suffisent à engager la responsabilité de l’administration.

Cette affaire soulève une question importante : comment garantir le respect des règles de protection animale lorsque les contrôles sont insuffisants ou mal documentés ?

Aiò, sur un sujet aussi sensible, la transparence des contrôles reste essentielle.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Les contrôles sanitaires et vétérinaires devraient-ils être renforcés dans les abattoirs corses ?

Diteci tuttu, dans le respect du débat !

MC — Corsactu

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