À l’heure où quelques secondes suffisent pour passer d’une chanson à une autre, un disquaire bastiais défend une autre manière d’écouter la musique. Alain Attar, à la tête d’Egga Music Co, fait partie de ces passionnés qui refusent de laisser disparaître le plaisir de fouiller dans les bacs.
Une boutique qui fait de la résistance
Dans la rue Jean-Baptiste de Caraffa, à Bastia, les vinyles ont encore leur mot à dire. Ici, pas besoin d’algorithme pour choisir sa prochaine découverte musicale. On peut prendre le temps de regarder une pochette, de découvrir un artiste ou de retrouver un album qui rappelle quelques souvenirs. Derrière cette démarche, Alain Attar, passionné de musique et fondateur d’Egga Music Co. Alors que les disquaires indépendants se font rares sur l’île, son établissement entretient une tradition qui semblait progressivement disparaître.
Le vinyle n’a pas dit son dernier mot
Pendant des années, le CD puis les plateformes numériques ont profondément transformé notre façon d’écouter la musique. Aujourd’hui, des millions de morceaux sont accessibles instantanément. Pourtant, les supports physiques continuent de séduire des passionnés. Le vinyle propose une expérience différente : choisir un disque, le sortir de sa pochette, le poser sur une platine et écouter un album dans son ensemble. Chez Egga Music Co, les vinyles côtoient également les cassettes et les CD.
Faire découvrir les artistes autrement
L’ambition de cette boutique ne se limite pas à vendre des disques. Elle souhaite aussi mettre en lumière des artistes et des labels indépendants, parfois absents des grandes enseignes commerciales. Un disquaire peut devenir un lieu de rencontre, de conseil et de découverte pour les musiciens, les DJ et les amateurs de musique en Corse.
Un petit morceau de patrimoine vivant
Les anciens disquaires font partie des souvenirs de plusieurs générations. Ces boutiques où l’on venait demander conseil, découvrir les nouveautés ou simplement discuter musique occupaient une place particulière dans la vie des villes. À Bastia, Alain Attar contribue à préserver cet esprit tout en l’adaptant aux nouvelles générations. Et si les plateformes numériques ont changé les habitudes, elles n’ont visiblement pas fait disparaître l’envie de tenir un véritable album entre ses mains. Aiò, parfois, pour profiter de la musique, il suffit simplement de prendre le temps de retourner le disque !
