Le maire de Zérubia, Jean-Claude Lucchini, a été placé en garde à vue jeudi 1er octobre dans le cadre d’une enquête concernant des violences survenues lors du bal du village, au début du mois d’août.
L’élu de 70 ans a été interpellé à son domicile, où une perquisition a également été menée. Il a été remis en liberté vingt-quatre heures plus tard, sans poursuites immédiates à son encontre.
Une enquête après des violences lors du bal du village
La procédure concerne une altercation survenue pendant une fête organisée à Zérubia.
Selon l’Association des maires et présidents d’EPCI de Corse-du-Sud, Jean-Claude Lucchini serait intervenu en sa qualité de maire afin d’apaiser une situation particulièrement tendue.
Les circonstances exactes de l’altercation restent toutefois à établir dans le cadre de l’enquête.
De nombreux élus apportent leur soutien
Le placement en garde à vue et la perquisition du domicile du maire ont provoqué plusieurs réactions en Corse.
Les maires de la communauté de communes de l’Alta Rocca ont notamment exprimé leur soutien à Jean-Claude Lucchini. Ils considèrent le traitement réservé à l’élu comme inadapté au regard des faits qui lui sont reprochés.
L’Association des maires et présidents d’EPCI de Corse-du-Sud s’est également interrogée sur la méthode employée, estimant qu’une convocation aurait pu permettre d’entendre l’élu.
Plusieurs formations politiques corses, parmi lesquelles le PNC et Femu a Corsica, ont également exprimé publiquement leur soutien au maire.
L’enquête se poursuit
La remise en liberté de Jean-Claude Lucchini ne marque pas la fin de l’enquête.
Les investigations doivent désormais permettre de déterminer précisément les circonstances des violences survenues lors du bal du village et d’identifier le ou les auteurs.
