Clémentines corses : après les inondations, la récolte sous surveillance

Publié le 21 octobre 2026 à 21:16 par MC

Après les pluies exceptionnelles du mardi 20 octobre, les agriculteurs de la Plaine orientale découvrent l’étendue des dégâts. Champs inondés, clôtures arrachées, réserves de fourrage détériorées : les conséquences sont déjà visibles. Mais une autre inquiétude grandit, à quelques jours du lancement de la pleine saison des clémentines corses.

Des exploitations durement touchées

Les secteurs de Ghisonaccia, Prunelli-di-Fiumorbo et Ventiseri figurent parmi les zones particulièrement affectées. Les dégâts s’étendent toutefois à une large partie de la Plaine orientale, où les agriculteurs doivent désormais inspecter les parcelles, les installations d’irrigation et les bâtiments.

Le président de la Chambre d’agriculture de Corse, Jean-Baptiste Arena, évoque une première estimation de près d’un millier d’exploitations potentiellement concernées, dont une centaine fortement touchées. Ces chiffres provisoires devront être confirmés par les visites de terrain.

Les clémentiniers face à un risque différé

Dans les vergers, certains arbres ont été emportés par les crues. D’autres sont toujours debout, mais leurs racines peuvent souffrir de sols durablement saturés en eau. Les professionnels redoutent l’apparition de problèmes sanitaires qui ne se manifesteront pas nécessairement tout de suite.

La récolte des clémentines débute à peine. Il serait donc prématuré d’annoncer une perte globale de production ou une hausse des prix : il faudra attendre les prochaines observations pour évaluer l’impact réel des inondations sur les fruits et sur les arbres.

Le fourrage, autre urgence agricole

Les éleveurs font face à des pertes immédiates. Des réserves de foin ont été endommagées, parfois après avoir déjà été entamées plus tôt que prévu à cause de la sécheresse. Des clôtures et des terres agricoles ont également subi les crues, ce qui complique le retour à la normale.

Les dégâts ne se limitent pas aux agrumes : systèmes de goutte-à-goutte, ruches, oliveraies et vignobles pourraient également avoir été affectés, selon les premières remontées du terrain.

Un bilan encore à construire

La Chambre d’agriculture poursuit les constatations. Les exploitants espèrent également une reconnaissance de catastrophe naturelle, demandée par la préfecture de Haute-Corse. Pour l’heure, il faut distinguer les dégâts déjà observés des conséquences possibles sur les récoltes à venir.

Après des mois de sécheresse puis des pluies d’une violence historique, l’agriculture insulaire traverse une nouvelle épreuve. Derrière chaque parcelle inondée, ce sont des exploitations familiales, des emplois et tout un savoir-faire qui sont concernés.

La clémentine corse fait partie de notre automne. Aujourd’hui, ce sont celles et ceux qui la cultivent qui ont besoin de toute notre attention.

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